|
RENCONTRES AVEC LES ANCIENS
J.BOURRIS : Cabinet d'expertise comptable
L.GILBERT : Responsable administratif et comptable
____________________________________________________________
J.BOURRIS : Cabinet d'expertise comptable
Message de Jérôme Bourris (promotion 2000):
ENTRÉE DANS LA VIE ACTIVE DANS UN CABINET D' EXPERTISE COMPTABLE APRÈS UN D.E.C.F.
En ce qui me concerne, le passage entre le système scolaire et la vie en cabinet a été des plus difficiles.
1 Les problèmes liés aux incompatibilités entre formation et vie professionnelle
a) La comptabilité
Le plus déroutant dès le commencement réside, je pense, dans les différences entre les techniques de travail. Si, à l'école, nous traitons les divers types de sociétés de la même façon, il n'en est pas de même en cabinet. Il faut bien avoir en tête que leur objectif principal est la productivité. Par conséquent, les techniques de travail varient selon la forme de la société (BIC, BNC...), selon le type de mission à effectuer (tenue intégrale des comptes de notre part, simple révision des comptes...) dans un souci de gain de temps.
Exemple 1 : Si, pour le cas général, nous utilisons un journal d'achat, de vente, de caisse et de banque dans un souci de détail des comptes afin de permettre un meilleur suivi, nous utilisons une comptabilité "simplifiée" pour les BNC (uniquement un journal de banque). La raison en est simple et tient à l'imposition de la société : les BNC sont imposés sur la base "Recettes Dépenses". Les opérations d'inventaire (charge à payer...) ne sont donc pas effectuées...
Exemple 2 : La périodicité de saisie des comptes des clients n'est pas la même pour tous et dépend de beaucoup de choses. Ainsi, si une déclaration de TVA mensuelle impose une saisie des comptes mensuelle, nous ne traiterons qu'une fois l'année la comptabilité d'un client non soumis à la TVA au moment de faire la clôture du bilan.
b) Le social
Le pôle social est sans doute le point où le décalage est le plus important. En effet, je qualifie notre niveau de proche de zéro. Il faut connaître les caisses employeurs et salariés (ASSEDIC, AVA, RAM ...) des différents secteurs d'activités (PRO-BTP pour le bâtiment...), savoir remplir les bordereaux adéquates et au bon moment, savoir justifier l'opportunité d'une embauche supplémentaire...
c) Le juridique:
Travaillant dans une petite ville, et la majorité de mes clients étant de petits artisans, le juridique se borne à l'établissement des documents de clôture : rapport de la gérance, affectation des résultats, procès verbal des AG... Dans les plus gros cabinets, un service juridique se charge généralement de tout.
2. La vie en cabinet
Les mots d'ordre sont rentabilité et productivité. Lors de mon entretien d'embauche, le directeur d'agence m'a expliqué que 50% du travail était commercial et que l'aspect technique passait en second plan. Pour monter dans la hiérarchie, le diplôme importe : soyez un bon commerçant en amenant des clients et en proposant aux anciens de nouveaux services (assurance en cas contrôle fiscal, établissement des bulletins de paye...). Il faut travailler pour l'évolution du cabinet. On vous demande d'être autonome rapidement et de prendre des initiatives pour le cabinet. A l'embauche, les salaires sont au plus bas mais les hausses peuvent êtres rapides et substantielles si vous évoluez dans les critères cités précédemment.
CONCLUSION:
Le travail est certes plus varié qu'en entreprise mais cette variété implique des connaissances plus étendues (selon les secteurs d'activités des clients). Je suis dans une petite ville et par conséquent mes clients sont principalement des cafés, des maçons, des menuisiers, des taxis, etc... Des notions telles que emprunt obligataire ou bien fusion ne les concerneront jamais. Je suis donc loin d'utiliser tout ce que j'ai pu apprendre en DECF. Si vous voulez exploiter pleinement votre diplôme, vous devrez travailler dans de grandes villes et vous investir au maximum pour que l'on vous confie des tâches plus importantes.
La formation DECF donne les bases nécessaires (à part pour le social) mais il faut savoir les retranscrire en données directement applicables. Il faut donc savoir traduire ses connaissances théoriques pour les restituer simplement à ses clients ne leur parlez pas de BFR ou d'EBE car ils ne sauront pas de quoi vous parlez et ce qui les intéresse se limite souvent au montant de l'impôt qu'ils auront à payer en fin d'année... Il faut être capable de casser les barrières entre les matières (UV). Lorsqu'un client vous pose une question, vous devez envisager toutes les implications comptables, fiscales, sociales... Je pense que des modules d'adaptation aux techniques de travail en cabinets seraient très utiles dans la formation. En effet, les feuilles de cours ne suffisent pas toujours à remplir les multiples imprimés fiscaux et sociaux souvent peu clair et compliqués.
Retour en haut
____________________________________________________________
L.GILBERT : Responsable administratif et comptable
Message de Laurent Gilbert (promotion DPECF 95):
ET LA PHOTO DE MA PROMOTION ALORS ?
Bonjour,
En surfant sur votre site, je me suis aperçu qu'ils vous manquait une photo, celle de l'année 94-95 pour les DPECF. Il m'a fallu du temps pour fouiller toutes mes archives scolaires, mais je suis tombé dessus. J'étais étudiant dans cette classe, et portais encore à l'époque les cheveux bouclés et, des chemises très colorées.. pour ne pas dire originales !
Personnellement, c'était ma première année de comptabilité, et j'en garde un bon souvenir. Je ne suis pas resté à Angers et suis parti passer mon DECF dans les Pyrénées ( le climat est meilleur et, propice a de longues journées de révision avec vue sur la chaîne montagneuse enneigée...). J'ai donc eu le DECF en 1997, et suis resté dans le sud de la france.
Nous nous sommes installés avec mon épouse et notre fils, Dimitri, à Cahors, dans le Lot. Je suis resté dans la compta, et j'occupe actuellement un poste de Responsable Administratif et Comptable de filiale, dans une société du troisième groupe français de BTP ( EIFFAGE ).
Je vous prie de bien vouloir transmettre toutes mes amitiés à l'ensemble de l'équipe pédagogique qui a réussi à m'inculquer les bases de la comptabilité en une seule année.
Cordialement,
Laurent Gilbert
Retour en haut
|